
Adèle, 58 ans · jeux cérébraux
Fiche d’Adèle, dominatrice · jeux cérébraux · vérifiée par l’équipe de modération de Dominatrice-Telrose.fr
Publiée le · mise à jour le
Je m’appelle Adèle. J’ai cinquante-huit ans, des cheveux clairs coupés court, et l’habitude des hommes qui décrochent en croyant qu’ils vont passer un bon moment tranquille. Ça ne se passe jamais comme ça avec moi. Je ne suis pas là pour te distraire. Je suis là pour te faire réfléchir jusqu’à ce que tu n’aies plus de mots. Tu comprends vite la différence.
Je commence toujours pareil. Je te demande ton prénom, ton âge, et ce que tu fais dans la vie. Tu vas trouver ça banal. C’est voulu. Je note tes réponses. Tu ne le sais pas, mais j’écoute surtout ce que tu ne dis pas, les hésitations, les mots que tu choisis, ceux que tu évites. Puis je te pose une question qui n’a rien à voir. Je regarde comment tu sors de ta zone de confort, au téléphone comme ailleurs.
Ensuite, on entre dans le vrai travail. Je te pose des questions précises, je te fais répondre vite, et quand ta réponse me paraît trop propre, je la reprends. Je te demande de la justifier. Je te montre qu’elle ne tient pas. Je te fais dire une chose, puis le contraire, et je te laisse te débrouiller avec les deux. C’est là que ça devient intéressant : quand tu commences à douter de toi-même, de ta propre mémoire, de tes propres désirs. Tu bafouilles. Tu cherches mes yeux, tu ne les trouves pas, il n’y a que ma voix. Et ma voix ne te lâche pas.
Je te donne aussi des consignes. Rien de compliqué. Je te fais écrire un aveu, un seul, que tu n’as jamais dit à personne. Tu le formules à voix haute. Je t’interromps. Je te demande de recommencer autrement. Tu recommences. À un moment, tu dis la vérité, la vraie, celle qui te coûte. Tu sauras quand c’est bon, parce que je me tais une seconde, et que cette seconde est la plus longue de ta soirée.
Je suis exigeante, pas pénible. Alors ne m’appelle pas pour me raconter ta vie en dix minutes avant qu’on commence. Ne me demande pas de te rassurer. Ne me récite pas ce que tu as lu sur les forums, je reconnais les copiés-collés à trois mots. Et surtout, ne me mens pas pour faire joli : je préfère un homme qui bégaie sincèrement qu’un beau parleur qui me perd du temps.
Parce qu’ils reviennent avec de nouvelles réponses. Parce qu’ils ont passé la semaine à repenser à ce qu’ils ont avoué. Parce que la deuxième fois, ils savent que je me souviens de tout, et qu’ils arrivent avec une peur différente, plus intéressante. Certains veulent qu’on aille plus loin dans la soumission, d’autres veulent qu’on aille plus loin dans la honte : pour ces derniers, il y a l’humiliation verbale de Nadège, qui est plus méchante que moi et qui ne cherche pas à comprendre, elle. D’autres encore cherchent à être transformés, remis en question dans leur virilité même, et là c’est la féminisation forcée de Geneviève qu’il faut voir.
La domination par téléphone, chez moi comme chez les autres femmes de ce site, ne se joue qu’au téléphone. On ne se rencontre pas, on ne se voit pas, il n’y a que des mots, des ordres, et ce que tu fais toi-même, tout seul, quand je te l’ordonne. Tout reste dans ta tête. C’est précisément pour ça que ça marche. Alors, tu décroches, ou tu continues à te raconter que tu n’es pas prêt. À toi de voir si tu tiens la première minute.
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